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Roc d'Azur 2010


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Cela faisait 4 ans que je n'avais plus traîné mes roues du coté du massif des Maures. Les nouvelles en marge de l'évènement du Roc d'Azur durant la saison estivales n'ont pas été bonnes. Une forte tempête a balaillé le var dans la nuit du 15 juin. De fortes pluies torrentielles ont provoqué d'importantes inondations. Les dégâts sur le parcours du Roc d'Azur ont contraint les organisateurs à adapter les parcours. Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, le décès brutal d’Alain Bianchi, Papa du Roc, survenu le 11 juillet dernier a donné à cette édition une dimension particulière. Mais l'organisation a réussi à tenir ses engagements vis-à-vis de d'Alain Bianchi tout d'abord, des concurrents, des exposants, des visiteurs… Les different parcours imaginés par Alain Bianchi dans le massif des Maures ont été respectés à 80%, malgré les inondations du mois de juin. Les participants ont été encore sensiblement en hausse puisque 17 680 participants ont été enregistrés sur toutes les courses (contre 17 430 environ l’année précédente). Coté fréquentation du salon, les journées de mardi à samedi, qui était vraiment impressionnante, ont été très belles ! La météo de dimanche a probablement fait baisser un peu la moyenne pour atteindre environ 150 000 visiteurs. Des chiffres qui donnent le tournis dans le monde du VTT. Pour ce bilan, chapeau les gars! La fête du VTT a tenu toute ses promesses malgré les difficultés qui auraient pu mettre à genoux n'importe quelle organisation!

Revenons aux courses et en particulier au Roc Marathon et Roc d'Azur.

Vendredi, malgré une crevaison, Jochen Kass s’adjuge le Roc Marathon!

Rencontre avec Julien AbsalonA 8h00 pile, alors que les premiers rayons de soleil réchauffaient l’atmosphère, se sont élancés les premiers participants du Roc marathon, la plus longue (83 km) des épreuves du Roc d’azur. Très vite, trois hommes se sont installés aux commandes de la course. Parmi eux, le suisse Christoph Sauser, champion du monde Cross Country (2008) et de marathon (2007), avait endossé le costume de grand favori. Mais ce dernier s’est vu un peu vite grimper sur la plus haute marche du podium et signer, vendredi 8 octobre sur la base de Fréjus, une nouvelle victoire au Roc d’azur. Car le sort en a décidé autrement.

Habilement, tel un funambule, il était parvenu à se débarrasser de l’Italien Johnny Cattaneo dans une montée. Seul l’allemand Jochen Kass parvenait alors à suivre son rythme, à s’inscrire dans son sillage. Dans le Massif des Maures, les deux hommes ont bataillé, ahané sur les sentiers poussiéreux et escarpés. Ils sont restés collés l’un à l’autre jusqu’à ce que le destin s’en mêle. Après trois heures de course, Jochen Kass – victime peut-être de sa conduite nerveuse en descente – a heurté une pierre et crevé un pneu... Il était alors écrit que cet aléa de course propulserait Christoph Sauser en tête jusqu’à l’arrivée. « J’y ai cru, vraiment très fort… Je suis déçu », a-t-il confié au terme des 83 km de course.

Bien qu’expérimenté, le Suisse a sous-estimé Jochen Kass et cette erreur lui a été fatale. Avec courage et abnégation, le coureur de Stuttgart, âgé de 27 ans, a continué à rouler malgré son handicap. Pour avoir étudié le parcours, il savait que, deux kilomètres plus loin, une zone technique l’attendait. Chaussé d’un nouveau pneu, il redoubla alors d’effort pour rejoindre son rival, qu’il gardait en point de mire. A deux kilomètres de l’arrivée, il ne comptait plus que quinze secondes de retard sur lui.

De taille inférieure, le suisse a-t-il alors profité des bourrasques de vent qui balayaient le sol pour revenir à la hauteur de l’Allemand ? C’est probable… Toujours est-il que les deux hommes se sont livrés un sprint haletant sur le dernier kilomètre. Mais dans l’avant-dernier virage, Christoph Sauser a « craqué ». Il a laissé filer son adversaire et la victoire. Jochen Kass s’est imposé (en 3 h 26 min 07 s) avec 6 secondes d’avance. « Je suis très heureux car ce Roc Marathon était ma priorité, a-t-il déclaré après avoir repris son souffle. Après avoir crevé, j’ai rattrapé Christoph sur le plat. Là, j’étais vraiment très rapide ! » Il devrait effectuer une légère séance de décrassage demain avant de remonter en selle dimanche pour le Roc d’Azur, l’épreuve reine. Pour s’offrir un doublé et imiter le Belge Roel Paulissen, qui avait fait main basse sur les deux épreuves en 2008 et 2009 ? « Je me contenterai bien d’un podium ! », a répondu l’Allemand. (communiqué presse Roc d'Azur 2010)

Dimanche, poussé par Eole, Alban Lakata réalise le rêve de sa vie!

Fin de parcours sur le Roc d'AzurIl a tout donné dans la dernière ligne droite, celle qui mène au bout des rêves. Au terme d’un sprint enlevé, l’Autrichien Alban Lakata a gagné le Roc d’Azur, dimanche 10 octobre sur la base des sports de Fréjus (Var), la plus prestigieuse des courses organisée au terme du plus grand rassemblement mondial de VTT. Alors forcément, le coureur, âgé de 31 ans, a savouré l’instant et même tenté de le prolonger un peu. Après avoir posé son vélo au sol, Alban Lakata a longuement levé les bras au ciel avant de confier : « Gagner cette course était l’un des buts de ma vie ! » Avec un temps de 2 h 22 min 01 s, il s’est imposé devant le sud-africain Burry Stander (2 h 22 min 02 s) et le Suisse Florian Vogel (2 h 22 min 02 s).

La victoire a été longue à se dessiner. Mais le Roc d’Azur, épreuve mythique que chaque vététiste aimerait inscrire à son palmarès, se mérite. Un groupe de cinq coureurs, parti dans la première vague sur la ligne de départ, a d’abord réussi à se défaire du peloton. Avec son dossard n°1, le sud africain Burry Stander a mené cette première échappée, en compagnie du Suisse Florian Vogel, du Français Stéphane Tempier, de l’Italien Andréa Tiberi et de l’Espagnol Ivan Alvarez-Gutierrez. A quelques dizaines de secondes, un autre groupe, conduit par l’Autrichien Alban Lakata, est longtemps resté en embuscade.

Coté spectateurs, le col du Bougnon a affiché complet. Plusieurs centaines de personnes étaient venues de toute la région et de bien au-delà pour encourager les coureurs dans cette côte stratégique. L’ascension du raidillon fut une fois encore digne d’un col du Tour de France ! On a compté jusqu’à trois ou quatre rangées de spectateurs, et les concurrents ont du quasiment se frayer un chemin pour rejoindre le sommet… Burry Stander est passé en tête au sommet mais la meute était aux abois. A cinq kilomètres de l'arrivée, le groupe d’Alban Lakata a rejoint celui des leaders sur le Chemin des douaniers, un sentier longeant la mer. Le vent du large était violent et c’est lui qui a balayé les ambitions d’Ivan Alvarez et de Stéphane Tempier, qui a pris une honorable 5e place (2 h 23 min 06 s). Restait alors trois coureurs en tête : Alban Lakata, Burry Stander et Florian Vogel, trois sprinteurs dans la plus pure tradition qui savaient que la moindre erreur de braquet ou de trajectoire serait fatale. Sur la piste cyclable, Alban Lakata est d’abord resté caché avant de se ruer dans la bataille pour s’adjuger cette course mythique, longue de 56 km. « Je ne pensais pas qu’après le marathon de vendredi, je serais autant en forme, a t-il confié. J’ai vraiment fait la course parfaite. J’avais tellement envie de gagner un jour ici, devant ce public ! » La victoire est allée à celui qui la voulait le plus. Décrocher le Roc d’Azur était le rêve d’Alban Lakata. (communiqué de presse Roc d'Azur 2010)

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